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malcyr
Inscrit le: 06 Mar 2006 Messages: 437
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Posté le: Lun Oct 16, 2006 6:17 pm Sujet du message: Protection de l'environnement: volée de bois vert contre ... |
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Protection de l'environnement: volée de bois vert contre le Gabon
Bonjour à tous,
En réaffirmant sèchement sa volonté de continuer à exploiter le sous-sol de ses aires protégées, le Gabon s'est attiré les foudres des écologistes, qui craignent une remise en cause des engagements du pays en faveur de la protection de l'environnement. Alors que depuis quelques semaines le débat fait rage entre les partisans du développement du pays et ceux de la conservation de son patrimoine naturel, le gouvernement gabonais a clairement affiché sa priorité dans un communiqué publié à l'issue du conseil des ministres de jeudi.  |
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malcyr
Inscrit le: 06 Mar 2006 Messages: 437
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Posté le: Lun Oct 16, 2006 6:18 pm Sujet du message: |
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La loi "autorise et stipule que, si une richesse minière ou pétrolière est découverte dans une aire protégée, elle peut et doit être exploitée afin de favoriser l'essor économique et social du pays", a-t-il déclaré. Avant d'inviter les sociétés pétrolières ou minières présentes sur son territoire à y "poursuivre sereinement leur travail". A l'origine de cette prise de position sans équivoque, "l'affaire" Sinopec. Titulaire d'un permis en bonne et due forme, le pétrolier chinois a été surpris le mois dernier en flagrant délit de prospection illégale dans le parc national de Loango, au sud du pays.  |
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malcyr
Inscrit le: 06 Mar 2006 Messages: 437
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Posté le: Lun Oct 16, 2006 6:23 pm Sujet du message: |
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Aiguillonné par les ONG de protection de la nature et les bailleurs de fonds, le Conseil des parcs nationaux (CNPN) a finalement ordonné à Sinopec de suspendre ses travaux jusqu'à sa mise en conformité avec la loi. Dans ce climat, la sortie du gouvernement a été très mal accueillie par les écologistes. "Mercredi, nous discutions avec le ministère de l'Environnement des règles à imposer aux pétroliers, et jeudi le conseil des ministres affirme la priorité de l'exploitation sur la conservation. Où va-t-on ?", s'emporte Maurice Diouf, de l'ONG gabonaise Croissance saine environnement. "C'est très grave, le gouvernement vient de donner un chèque en blanc aux compagnies pétrolières et minières", déplore Marc Ona Essangui, de Brainforest, autre ONG gabonaise. "Si on laisse les industriels se comporter comme les Chinois à Loango, c'est la fin des parcs nationaux du Gabon", souligne-t-il.  |
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malcyr
Inscrit le: 06 Mar 2006 Messages: 437
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Posté le: Lun Oct 16, 2006 6:25 pm Sujet du message: |
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Il y a quatre ans, le président gabonais Omar Bongo Ondimba avait suscité l'enthousiasme des défenseurs de l'environnement en décidant de protéger intégralement la faune et la flore de 11% de la superficie de son pays (267.000 km2) à l'intérieur de 13 parcs nationaux. Après une gestation difficile, le projet de loi qui organise ces parcs devrait bientôt être voté. Et si ce texte y autorise la prospection, il l'encadre d'un luxe de contraintes. "La déclaration du gouvernement est en contradiction flagrante avec ce projet comme avec la loi existante", relève un écologiste. "Nous renouvelons notre engagement à apporter un appui aux autorités (...) mais dans le strict respect de la loi gabonaise", précise le Fonds mondial pour la nature (WWF).
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malcyr
Inscrit le: 06 Mar 2006 Messages: 437
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Posté le: Lun Oct 16, 2006 6:31 pm Sujet du message: |
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"Le ministère des Mines vient de gagner une bataille sur celui de l'Environnement", note un expert gabonais. "C'est un mauvais signal qui montre que la culture de nos dirigeants reste celle de la rente et du profit immédiat. Ils n'ont pas compris qu'à long terme, l'intérêt du Gabon était de développer les parcs et l'écotourisme". "Il ne s'agit pas de remettre en cause les parcs mais simplement de rassurer certains investisseurs", répond le porte-parole du gouvernement, René Ndemezo Obiang. "La protection de la nature, oui, mais pas à n'importe quel prix", insiste-t-il.
Développement contre conservation, le débat n'est donc pas tranché. "Ce dilemme se pose à de nombreux pays africains", résume le porte-parole du CNPN, Frank Ndjimbi. "Si elle veut vraiment nous aider à protéger la biodiversité, il serait temps que la communauté internationale tienne compte du coût de renonciation à certaines richesses", conclut-il.
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